Pour combler ses pertes, la finance mondiale est obligée de spéculer sur les masques FFP2

“Mon ennemi, c’est la finance”. Cette phrase prononcée par François Hollande lors de la campagne présidentielle de 2012 aurait pu l’être tout autant par le Covid-19. La pandémie de coronavirus a entrainé les bourses mondiales dans sa chute, provoquant le plus important krach boursier depuis 2008.

En pleine épidémie de coronavirus, les masques FFP2 sont en rupture de stocks

Les hôpitaux publics et les systèmes de santé ayant déjà été démantelés, la finance se rabat sur les masques FFP2

Depuis quelques semaines, les bourses mondiales ont déjà perdu des milliards d’euros. Le CAC40 et toutes les autres places de marché se sont effondrées et c’est une somme astronomique d’argent qui est déjà partie en fumée. Et le pire, c’est que les grands gouroux de la finance n’ont plus d’autres produits sur lesquels se tourner pour combler les pertes de leurs actions et leurs obligations. Le pétrole et les matières premières se sont aussi écroulés. Pareil pour le Bitcoin. Et les services publics des Etats de l’OCDE ont déjà été tous démantelés (à part le système de retraites français dont le projet a été mis en stand-by).

Les boursicoteurs n’ont donc pas eu d’autres choix que de se rabattre sur le dernier marché spéculatif qui montrait encore des signes de croissance : les masques FFP2. En raison de la propagation rapide du Covid-19 tout autour de la planète, ces appareils de protection, essentiels aux soignants et à la population pour se protéger du coronavirus, sont en rupture de stock. Grâce à la magie des lois du marché (désiquiliibre entre l’offre et la demande), leur prix a considérablement augmenté. La finance compte bien récupérer un peu plus de 300 milliards de dollars grâce à cette manne financière.

Interdiction de toucher aux médicaments et aux vaccins, en vertu de l’accord avec l’industrie pharmaceutique

Si le NASDAQ (bourse de New-York) a bien été tenté de spéculer sur le traitement et le vaccin du Covid-19, l’idée a rapidement été abandonné. Car ne croyez pas que l’économie mondiale est une jungle, sans foi ni loi. Il y a des règles implicites que chacun respecte. Et l’une de celles-ci est justement que tout ce qui touche à la santé est la chasse gardée des laboratoires pharmaceutiques. La finance n’a donc pas le droit d’intervenir dans ce secteur. Une entente cordiale qui a d’ailleurs été inscrit dans un accord cadre entre le FMI et l’OMS.

Bref, vous n’êtes pas prêt de trouver des masques dans votre pharmacie. Et quand ils arriveront, vous risquez de les payer au prix fort. Le meilleur rempart contre le coronavirus est donc bien de rester chez vous. Et si vous vous ennuyez, n’hésitez pas à lire ou relire nos articles. Il y en a plus de 130 depuis le début, donc ça devrait vous occuper un petit moment.

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Pour combler ses pertes, la finance mondiale est obligée de spéculer sur les masques FFP2
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En proie au pire krach boursier depuis 2008, la finance n'a d'autres choix que de surfier sur l'épidémie de coronavirus pour se refaire.
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Le Connard Enchaîné
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Sébastien Mayoux est le créateur du Connard Enchaîné, ainsi que son Rédacteur en Chef. Il a créé ce site pour pouvoir enfin être drôle. En effet, dans la vraie vie, ses blagues n'ont jamais fait rire personne, malgré plusieurs tentatives... Il est également l'auteur d'un roman d'espionnage : Al Baas : L'ennemi de l'intérieur.