Science : “se faire chier” ne donne pas plus envie d’aller aux toilettes

C’est ce que viennent de révéler un groupe de chercheurs de l’Université d’Ajaccio en Corse, après plusieurs années d’efforts. Dans un rapport de 887 pages (ils travaillent dessus depuis les années 1980), ils en viennent à la conclusion que l’expression “se faire chier” (ou simplement “faire chier”) n’a aucun fondement scientifique, et n’a rien à voir avec un quelconque phénomène biologique qui se passerait dans le corps humain.

Panneau indiquant des toilettes publiques

L’ennui et le désagrément n’ont aucun effet laxatif

Depuis 1987, ils soumettent des volontaires à des périodes d’inactivité de plusieurs mois, afin de les plonger dans un profond ennui, et ainsi observer les effets biologiques sur leurs corps. D’après leurs observations, aucun des sujets n’a montré une propension à aller aux toilettes plus qu’avant, ou un transit intestinal plus fluide. L’année dernière, l’un des volontaires a bien subi un grave épisode de diarrhée qui a entraîné son décès, par déshydratation, mais les résultats de son autopsie ont révélé que l’expérience n’était aucunement la cause du dérèglement intestinal du défunt, mais que ce dernier était mort d’une allergie au lactose.

Serge Patullacci, le directeur de ce groupe de chercheurs, tient à préciser que “par rigueur scientifique, tous les volontaires que nous avons choisi ne sont ni corses, ni antillais, car on sait que ces personnes ont souvent une propension à très bien s’acclimater de ne rien faire, et cela aurait donc pu fausser les résultats.”

Une grande avancée pour la science, mais un recul pour la langue française

Si la communauté scientifique a très bien accueilli cette découverte, il n’en est pas de même pour l’Académie Française, qui doit désormais répondre de l’existence sémantique de cette expression dans la langue française. Embarrassée, celle-ci n’a d’ailleurs pas souhaité nous accorder un entretien, malgré nos nombreuses sollicitations et demandes d’interviews.

Nous avons tout de même réussi à poser quelques questions à Christophe Maé, linguiste reconnu et spécialiste des “expressions qui n’ont aucun sens”. Ce dernier a notamment déclaré qu’il était très déçu par l’attitude des scientifiques qui, selon lui, devraient continuer à “essayer de discréditer la religion plutôt que de s’attaquer à la sémantique de la langue de Molière.” 

En tout cas, les questions sur l’origine de l’expression “se faire chier” restent sans réponses, et cela nous poussent à nous questionner également sur le bien-fondé d’autres tournures de notre langue, comme par exemple “enculer les mouches” (excusez-nous notre grossièreté). En effet, faut-il forcément être perfectionniste pour arriver à faire l’amour à un insecte ? Il y a encore du chemin à faire pour le savoir.

Résumé
Science : "se faire chier" ne donne pas plus envie d'aller aux toilettes
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Science : "se faire chier" ne donne pas plus envie d'aller aux toilettes
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Des chercheurs de l'Université d'Ajaccio en Corse viennent de révéler que le fait de s'ennuyer n'avait aucun effet diurétique sur le corps humain et sur le transit intestinal.
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Le Connard Enchaîné
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Sébastien Mayoux est le créateur du Connard Enchaîné, ainsi que son Rédacteur en Chef. Passionné par la politique, et la géopolitique, il est aussi un auteur notoire sur le web. Travaillant dans le marketing numérique depuis de nombreuses années, il a été contributeur sur plusieurs blogs. Depuis quelques mois, il est même l'auteur d'un roman "Al Baas : L'ennemi de l'intérieur".

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