L’IA devrait dessiner un futur bien différent du présent, mais pourrait-elle faire vivre jusqu’à 150 ans, voire plus? C’est ce que nous allons voir dès maintenant.
- IA médicale : Accélérateur de diagnostics et traitements.
- Santé : Priorité à la prévention et personnalisation.
- AlphaFold : Révolution dans la compréhension des protéines.
- Jumeaux numériques : Tests de traitements sur mesures virtuels.
- Prudence : Pas de miracle immédiat, biais et limites réels.
- Impacts : Bouleversement social et économique majeur.
- Horizon : Longévité accrue, mais 150 ans restent hypothétiques.
Le rôle de l’IA
Commençons par voir pourquoi l’IA est importante dans la médecine. C’est parce qu’elle repère des signaux faibles dans les données médicales.
Elle compare des milliers d’études plus vite qu’un humain et aide à identifier des molécules prometteuses. Autre avantage qu’elle donne, l’amélioration du suivi personnalisé des patients.
Ce qu’elle peut améliorer
Son champ d’amélioration est très large, et commence avec le diagnostic précoce, qui permet d’agir avant que la maladie ne soit trop installée. Qui plus est, elle agit aussi en prévention, mieux vaut prévenir que guérir comme le dit le proverbe.
Elle ouvre aussi la voie a la médecine personnalisée, qui va énormément améliorer la qualité des soins fournis. Enfin, et c’est probablement son aspect le plus prometteur, elle pourrait permettre la découverte de nouveaux traitements.
Ce qu’elle ne peut pas faire
Bien qu’elle soit une sérieuse aide pour les avancées médicales, elle ne stoppe pas le vieillissement à elle seule et ne remplace pas les essais cliniques. Ce n’est pas quelque chose de miraculeux, mais c’est une aide très précieuse dans les avancées médicales.
Pour ce qui est de vivre jusqu’à 150 ans, elle ne peut pas le permettre a elle seule. Et attention aux promesses exagérées. Rappelons que le progrès technologique a été surestimés pendant des décennies. Certains voyaient dans les années 60 des voitures volantes pour l’an 2000.
Son impact sur la longévité
L’IA peut accélérer la découverte de traitements anti-âge, que ce soit esthétique ou au niveau profond. Elle peut aussi aider à mieux comprendre les mécanismes du vieillissement et ainsi à offrir des solutions pour le freiner voire l’inverser.
Autre rôle de premier plan qu’elle peut réaliser, l’optimisation des essais sur cellules et sur animaux. Et bien évidemment, elle peut réduire le temps entre une hypothèse et un test médical.
Précisons qu’elle permettrait si son potentiel se réalise de vivre certes beaucoup plus longtemps mais aussi en bonne santé. C’est ce qui en fait tout l’intérêt.
Les limites à garder en tête
Tout cela semble bien prometteur, mais il y a aussi de grosses limites. Tout d’abord, les modèles dépendent de la qualité des données et les biais peuvent fausser les résultats.
Les résultats en laboratoire ne se traduisent pas toujours chez l’humain. La réglementation reste plus lente que la technologie. C’est donc prometteur mais il ne faut pas non plus s’attendre a des miracles.
L’exemple concret: AlphaFord
Pour vous donner quelque chose de concret, ce projet de Google DeepMind a réussi en quelques mois ce que la biologie classique aurait mis des dizaines d’années a faire, prédire la structure de presque toutes les protéines connues.
C’est ce qui permet de comprendre comment une maladie casse une protéine et de concevoir une molécule pour la réparer. C’est le moteur d’une longévité augmentée.
Le cas des Jumeaux Numériques
Parlons aussi des jumeaux numériques. Grâce aux données de votre ADN, de votre sang et de vos capteurs connectés, l’IA crée un « jumeau numérique » de votre corps.
Ainsi, les médecins ont la capacité de tester 10 000 traitements sur votre jumeau virtuel avant de vous administrer le seul qui sera efficace pour votre corps, sans aucun effet secondaire.
Franchira-t-on bientôt 150 ans ?
Probablement pas à très court terme, bien que certains dirigeants de la tech l’estime pour la décennie prochaine. Mais la longévité en bonne santé peut encore progresser.
Le passage aux 150 ans dépendra de plusieurs ruptures médicales. Et en ligne de mire de toutes ces innovations, il y a l’ammortalité, qui elle aussi fait l’objet de débats.
Ce que cela changerait
L’effet domino serait énormes, les retraites seraient bouleversées. Il est même possible qu’un énorme revenu universel soit mis en place d’ici 10-15 ans et que le travail disparaisse.
Les inégalités d’accès seraient un problème majeur, et la société devrait repenser la santé, la famille et l’âge. C’est tout un bousculement qui serait opéré.
Egalement, quelle serait la vie dans une telle dimension technologique? Vivrons nous dans des multiverses comme celui sur lequel Zuckerberg travaille? Seront nous sur d’autres planètes?



