Une résolution a fait l’actualité récemment, celle de la résolution de l’ONU sur l’esclavage et la traite transatlantique. Nous allons vous résumé tout ce qui s’est passé.
La résolution
L’ONU a adopté une résolution sur la traite transatlantique des esclaves. Plus précisemment, le texte qualifie cette traite de plus grave crime contre l’humanité. Un sujet qui revenait d’ailleurs souvent dans les médias. Beaucoup le jugeant comme tel, la ou d’autres estimaient que c’était sujet à débat, notamment face à l’Holocauste, autre horreur de l’histoire.
La résolution rappelle l’ampleur historique de la déportation, qui ce sera en plus étendue sur des siècles. Ce n’est pas le seul point qu’elle abord, insistant sur les conséquences durables de cette histoire.
Elle s’inscrit dans une logique de reconnaissance internationale, sujet qui revient souvent dans les médias. Et qui est notamment porté dans la sphère politique par la Gauche en France.
Le vote
Le texte a été porté par le Ghana, plusieurs États africains ont soutenu l’initiative. La résolution a été adoptée à une large majorité, montrant que ce sujet devait faire l’objet d’une telle résolution.
La France s’est abstenue, ce qui n’a pas manqué de faire réagir certaines personnalités politique. L’Argentine, Israël et les États-Unis ont voté contre.
La position française
La France dit refuser toute hiérarchie entre les crimes contre l’humanité, une position qui rejoint ce que nous avons évoqué précédemment avec l’Holocauste.
Dans sa justification, la France évoque aussi le risque d’une concurrence des mémoires. Mais elle n’est pas la seule à s’être abstenue, puisque c’est aussi le choix qu’ont fait de nombreux pays européens.
L’abstention ne signifie pas un rejet du fond historique, en fait, elle est surtout l’expression d’une réserve juridique et diplomatique. Choix que beaucoup d’autres nations ont fait, avec 52 abstentions au total. 123 voix se sont prononcées pour et 3 contre (USA, Argentine, Israel).
Le sens du texte
La résolution vise à reconnaître un crime historique majeur, et remet la traite transatlantique au centre du débat international. Evidemment, elle remet au gout du jour la question des réparations. La aussi un sujet qui revient souvent et qui fait souvent l’objet de vives tensions entre les pours et les contres.
Elle ravive aussi les débats mémoriels en Afrique, en Europe et dans les Amériques. Et sur le plan symbolique, elle marque une étape majeure dans la reconnaissance des victimes.
Quelle sera la suite des choses?
Cette résolution pourrait amener a plusieurs choses, tout d’abord, la question des réparations va se poser. Des compensations financières ou annulations de dettes pourraient voir le jour.
Il est aussi possible que cela amène a plus d’informations sur le sujet, notamment dans les programmes scolaires, avec une mise en avant plus forte de ce crime contre l’humanité et de ses conséquences.
En France, nous pourrions assister à des débats sur ce thème, et à des propositions de loi qui entourent le sujet. Les débats de l’élection présidentielle de 2027 intègreront sans doute le sujet épineux de l’esclavage.



