Le Japon est l’une de ces destinations dont on parle pendant des années avant d’y aller, et qui dépasse les attentes une fois sur place. Temples millénaires, ramen à 3 heures du matin, cerfs qui font la révérence dans un parc public, distributeurs automatiques qui vendent tout sauf ce qu’on cherche : le Japon est un pays qui ne ressemble à rien d’autre. Si vous planifiez votre premier voyage ou que vous préparez le retour que vous avez promis depuis votre dernière visite, voici les essentiels.
Quand partir au Japon ?
Deux périodes dominent clairement. Le printemps de mi-mars à début mai pour les cerisiers en fleurs, le hanami. Les parcs se couvrent de rose et de blanc, les Japonais s’installent en famille sous les arbres avec leurs bento et leur saké, et l’atmosphère est unique. Réservez plusieurs mois à l’avance car tout part vite.
L’automne de mi-octobre à début décembre pour les feuillages rouges et orangés, les momiji. Les temples de Kyoto à cette période sont d’une beauté qui ferait pleurer un robot. L’avantage : légèrement moins de monde que le printemps et des tarifs hôteliers un peu plus raisonnables si vous évitez les ponts.
L’été est chaud et humide, l’hiver est froid mais idéal pour le ski à Hokkaido. Les deux ont leurs adeptes.
La question de la connectivité au Japon
Le Japon est hors zone UE. Pas de roaming gratuit, pas de miracle : les opérateurs français facturent entre 5 et 15 euros par jour de données mobiles. Sur deux semaines ça fait mal au portefeuille. Surtout quand on sait qu’internet au Japon est indispensable pour naviguer dans le métro de Tokyo, traduire les menus en japonais, trouver l’entrée d’un temple qui ressemble à toutes les autres rues, ou réserver une table dans un restaurant qui n’a pas de site web.
L’eSIM Holafly pour les voyages au Japon règle le problème en cinq minutes depuis votre canapé avant le départ : vous scannez un QR code, l’eSIM s’installe sur votre téléphone sans toucher à votre carte SIM physique, et vous arrivez à l’aéroport de Narita avec une connexion illimitée qui fonctionne dès la sortie du terminal.
Les incontournables à Kyoto
Fushimi Inari Taisha est le sanctuaire shinto aux milliers de torii vermillon qui s’enchaînent sur plusieurs kilomètres jusqu’au sommet du mont Inari. Accessible 24h/24 et gratuit. Noté 4,6 sur plus de 87 000 avis. La règle d’or : arriver avant 7h du matin ou en soirée. Passé 9h c’est un embouteillage humain permanent et les photos ressemblent à celles de tout le monde.
Kinkaku-ji, le Pavillon d’Or, est recouvert de feuilles d’or pur et se reflète dans un étang impeccablement entretenu. Ouvert tous les jours de 9h à 17h. L’effet par beau temps est franchement saisissant. Noté 4,6 sur plus de 67 000 avis.
Kiyomizu-dera est le temple bouddhiste construit sans un seul clou sur une colline dominant Kyoto. Sa grande terrasse en bois offre un panorama sur la ville particulièrement beau en saison des momiji. Ouvert dès 6h du matin. Entrée environ 500 yens. Noté 4,6 sur plus de 68 000 avis.
To-ji mérite le détour, surtout pour son marché mensuel aux puces le 21 de chaque mois. La pagode à cinq étages est la plus haute du Japon et reste impressionnante même quand on a déjà vu dix temples dans la journée. Ouvert de 8h à 17h. Noté 4,5 sur plus de 19 000 avis.
Nara : les cerfs qui font la révérence
Nara se visite en journée depuis Kyoto ou Osaka, à 45 minutes en train. Le Parc de Nara est peuplé de plus de 1 200 cerfs en liberté qui ont appris à s’incliner pour obtenir des biscuits. Oui, ils font vraiment la révérence. Accessible 24h/24 et gratuit. Noté 4,6 sur plus de 72 000 avis.
Dans le parc se trouve le Tōdai-ji, le temple qui abrite la plus grande statue de Bouddha en bronze du Japon, haute de 15 mètres, dans la plus grande structure en bois du monde. Ouvert de 7h30 à 17h30. Entrée environ 600 yens. Noté 4,7 sur plus de 30 000 avis. Il y a un pilier avec un trou de la taille du nez du Grand Bouddha : la légende dit que le passer porte bonheur. Bonne chance.
Tokyo : la ville qui ne ressemble à rien d’autre
Senso-ji à Asakusa est le temple le plus ancien et le plus visité de Tokyo. La rue Nakamise qui y mène est bordée de stands de snacks traditionnels, de souvenirs et de loueuses de kimono. Accessible 24h/24 et gratuit. Noté 4,5 sur plus de 94 000 avis. Comme Fushimi Inari, à visiter tôt le matin pour éviter la foule.
Tokyo c’est aussi Shibuya et son carrefour piéton où 3 000 personnes traversent en même temps, Shinjuku et son quartier de bars cachés dans des ruelles impossibles à retrouver le lendemain, Akihabara pour les mangas et l’électronique, et Yanaka pour comprendre à quoi ressemblait Tokyo avant les années 1960.
Conseils pratiques avant de partir
Le Japon fonctionne encore très largement en espèces. Les temples, les petits restaurants et beaucoup de boutiques n’acceptent pas les cartes. Retirer des yens dès l’aéroport via les distributeurs Japan Post ou 7-Eleven, qui acceptent les cartes étrangères, est la première chose à faire en sortant du terminal.
Le Japan Rail Pass donne accès aux Shinkansen sur tout le réseau JR et se rentabilise dès le premier aller-retour Tokyo-Kyoto. Il s’achète uniquement avant d’arriver au Japon, en ligne ou via des agences de voyage spécialisées.
Les ressortissants français n’ont pas besoin de visa pour des séjours jusqu’à 90 jours. Un passeport valide suffit.



